deux exemples de ce qu'il ne faut pas faire

Publié le par cap21littoral.over-blog.com

La Ciotat et St Cyr les Lecques, deux communes proches de 15 kilometres (à cheval entre les  Bouches du Rhône et le Var)   viennent de vivre ces dernières années la même douloureuse expérience de ce qu'il ne faut pas faire.

Voilà deux communes qui possédaient des plages  de sable fin et naturel depuis des centaines d'années et qui ont décidé de construire chacune un port de plaisance à coté de ces plages, proche du centre ville, certainement incitées par le développement économique et touristique qu'apporterait "le plus" d'un port de plaisance.061201-004.jpg

Mais voilà, quelques années plus tard, le constat est amer . Les plages disparaissent !  La mer attaque d'un coup le littoral ? Des courants non prévus se mettent à circuler dans des sens différents et emportent lentement, mais sûrement le sable fin des plages voisines. Une érosion provoquée par l'homme ! A renfort de   centaines de milliers d'euros on remplace alors le sable fin par du sable apporté et des galets de la Durance, mais rien n'y fait. L'effort est à renouveler tous les deux ans, un cercle vicieux et coûteux.

Résultat: non seulement les plages ont perdu de leur intérêt pour le public, (en vous allongeant  dans ce sable, vous vous retrouvez tout blanc de calcaire !)  mais en plus l'opération coûte plus cher aux communes.  Pour compenser on installe des horodateurs partout et la boucle est bouclé, on se retrouve sur une plage "artificielle" digne de la Coté d'Azur, sans intérêt.

La solution que préconisent France Nature  Environnement  et CAP21 : subventionner les communes qui décident de garder leur littoral intact. Remplacer le manque  à gagner des infrastructures tels que les port de plaisance par des allègements de taxes et des dotations spéciales.

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