L’éolien offshore n’est pas un problème, mais une solution

Publié le par cap21littoral.over-blog.com

A l’heure ou le gouvernement  a clôturé une première tranche d’appel d’offre pour l’installation du premier parc d’éoliennes en mer, CAP21 tient à réaffirmer son soutien au développement de cette source d’énergie, mais considère que l’appel d’offre a donné trop peu de place aux PME.

La nécessité de « décarboner » notre production d’énergie et de sortir en même temps progressivement du nucléaire imposent de diversifier le bouquet énergétique de la France.

L’éolien offshore et plus largement l’ensemble des  énergies marines doivent  tenir un rôle déterminant dans cette évolution.

Nous récusons les critiques récentes émises par les opposants à cette source d’énergie.

Non, l’éolien offshore n’est ni nuisible à l’environnement ni  aux activités touristiques comme l’affirment ces opposants.

Il faut bien entendu impérativement  tenir compte de certaines contraintes écologiques (couloirs de migration des oiseaux par exemple) et économiques (zones de pêche).  En outre l’impact visuel ne peut être négligé , mais nous nous apparait secondaire et négligeable à une certaine distance du littoral.

En tout état de cause ces réserves ne sauraient compromettre la création d’une véritable filière industrielle française dans ce domaine. Ne pas s’engager massivement dans cette voie serait un comble pour un pays comme la France qui  possède un domaine maritime si vaste et varié.

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Nous regrettons toutefois que l’appel d’offre français, qui a été clôturé ce 11 janvier 2012, n’ait pas été découpé en tranches plus nombreuses.

En effet, l’attribution des cinq premiers  lots pour environ 3000 MW ne concernera probablement seulement trois consortiums, alors que dans d’autres pays on aurait découpé en plus de dix lots. Nous estimons qu’il faut laisser davantage de place aux entreprises de taille moyenne, et réclamons une plus grande diversification pour les tranches suivantes déjà annoncées.

Nous souhaitons également un effort supplémentaire dans la recherche concernant l’énergie « hydrolienne »,   qui pourrait être couplée de manière intéressante avec l’éolien offshore, évitant le recours aux centrales à gaz en cas d’insuffisance de vents.

 

Informations et chiffres :

Les deux tranches d’appel d’offres cumulées  prévoient environ 1200 éoliennes pour  une production d’environ 6000 MW, soit 3,5 % de la production électrique française.

 

Les trois consortiums dans la course sont décrits dans cet article

http://www.enerzine.com/3/13284+eolien-en-mer-3-gw---les-3-consortiums-passes-a-la-loupe+.html

 

Chiffres et cartes des lieux concernés dans cet article :   http://energiesdelamer.blogspot.com/2011/07/appel-doffres-eolien-offshore-francais.html

Et celui-ci

http://www.connaissancedesenergies.org/eolien-offshore-etat-des-lieux-a-j-2-120109

 

Pour être honnête et complet, voici le site international des opposants aux éoliennes

http://epaw.org/index.php?lang=en

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jcm 15/01/2012 12:38

En fait l'éolien offshore peut présenter un danger sérieux pour les mammifères marins, dans la mesure où les installations pourront être émettrices de fréquences qui perturberont les modes de
communication de ces mammifères et seront une source de pollution sonore supplémentaire du milieu marin.

Voir par exemple : "Chili : La baleine bleue, future victime des éoliennes?" http://www.greenetvert.fr/2012/01/03/la-baleine-bleue-future-victime-des-eoliennes/42814

Il existe des études à ce sujet qui démontrent que ces installations sont émettrices d'ondes sonores puissantes dans un spectre assez large de fréquences.

Il faut donc que cet aspect soit sérieusement étudié.

Une voie à explorer : faire en sorte que les parties immergées de ces installations soient conçues de façon telle qu'elles ne dissiperaient pas dans le milieu marin les vibrations (phénomènes
sonores) auxquelles elles sont soumises.

Une solution potentielle : que ces parties immergées ne comportent pas de zones "lisses" et qu'elles soient donc constituées de matériaux alvéolaires capables d'amortir les fréquences en jeu.

Dès lors concevoir ce système alvéolaire de façon telle(géométrie, matériaux...) qu'ils puisse agir comme un récif artificiel favorisant l'implantation d'un grand nombre d'organismes.

La présence d'un riche ensemencement en algues serait un atout fort contre la dissipation de fréquences sonores.