un an après Xynthia, de nouvelles reglementations prévues

Publié le par cap21littoral.over-blog.com

article du Figaro du 18.02.2011

Tempêtes : les nouvelles 
communes à risques

Vagues à Nice, lors d'une tempête en 2010.
Vagues à Nice, lors d'une tempête en 2010. Crédits photo : VALERY HACHE/AFP

INFOGRAPHIES - Tirant les leçons de Xynthia, l'État demande la révision des plans de prévention des risques dans 68 communes et l'établissement d'un plan dans 242 autres.

 


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«Il y aura un avant et un après Xynthia, comme il y a eu un avant et un après AZF», déclarait jeudi Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Écologie. La tempête qui a provoqué la mort de 53 personnes a servi d'électrochoc. Un an plus tard, au-delà des mesures destinées spécifiquement à la Vendée et la Charente-Maritime, la ministre a donc présenté «la nouvelle feuille de route de l'État pour lutter contre les submersions rapides». Ce plan, validé par Matignon, mobilisera sur six ans (2011-2016) environ 500 millions d'euros prélevés sur le fonds de prévention des risques majeurs (fonds Barnier).

 

La première priorité est de maîtriser l'urbanisation dans les zones à risques tout au long du littoral. Aujourd'hui, 124 communes disposent d'un plan de prévention des risques (PPR). Pour 68 d'entre elles, le plan va être révisé. «Ces plans ont été jugés insuffisants à l'aune de la tempête Xynthia, qui est devenue la référence», explique-t-on au ministère de l'Écologie. Et, dans un délai de trois ans, 242 nouvelles communes devront à leur tour disposer d'un tel plan. La liste des communes est consultablesur le site ­Internet du ministère de l'Écologie. Les plans, quant à eux, seront, une fois achevés, consultables dans les mairies.

Il s'agit prioritairement de déterminer les zones dans lesquelles l'urbanisation doit être totalement interdite et celles dites à risques moyens ou faibles, où les constructions seront possibles mais soumises à des règles précises. En outre, à la fin de l'année, l'État proposera aux professionnels un référentiel technique pour améliorer les constructions déjà existantes.

 

Un nouveau code couleur 

 

 

 

La deuxième grande orientation du plan gouvernemental concerne la météo. Comment améliorer la prévision? Comment gagner quelques minutes ou quelques heures pour favoriser l'anticipation? Les Français sont déjà familiarisés avec le système de vigilance de Météo France, basé sur un code couleur prévenant des risques de pluie, de vent, de grand froid, de neige… Un nouveau code permettra sur le littoral de prévenir les risques liés à de très fortes vagues. «On mettra en regard les prévisions et la vulnérabilité du territoire avant de définir la couleur liée au risque», précise François Jacq, PDG de Météo France. Dans les dix ans à venir, l'organisme devrait également renouveler près de la moitié de ses radars hydrométéorologiques, qui, à défaut de pouvoir prévenir les précipitations orageuses très localisées, améliorera l'observation, pouvant faire gagner de précieuses minutes dans la prévention.

Du côté des digues (1000 km sur le littoral et 7000 km de digues fluviales), le premier travail vise à essayer d'en retrouver les propriétaires et éventuellement les gestionnaires. Actuellement, près de 3000 km de digues sont considérées comme orphelines. Sur la période 2011-2016, il est prévu de renforcer 1200 km sachant que l'on évalue à 1 million d'euros le coût pour 1 kilomètre.

Reste enfin à développer une «culture du risque». «Une personne oublie une catastrophe au bout de sept ans», a rappelé Nathalie Kosciusko-Morizet, citant une étude allemande. Pour le gouvernement, il est donc indispensable que les plans de prévention des risques, une fois établis, soient accompagnés par des mesures élaborées dans chaque commune et destinées aux habitants avec un seul objectif: «Être prêt le jour J.

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Gautier catherine 05/10/2011 15:54


A propos du nouveau PPR et des suites de la tempête xynthia, le maire de la Rochelle et le préfet de la Charente Maritime ont autorisé l' industriel
Suisse à construire une usine de broyage de ciment sur l'anse
Saint-Marc du Port de La Rochelle juste en face de l'une des plus belles plages de l'île de Ré à Rivedoux-Plage et à moins de 500 mètres des habitations de La Pallice.
Ce projet est "un défi au bon sens, à l'éthique et à l'esthétique", comportant des risques de pollutions durables et pour la santé des riverains .
Pas d'emplois attendus ou si peu (20 emplois attendus; L'enquête publique est passée inapercue (dans les jours qui ont suivis Xynthia) et ne concernaient que très peu de communes .
Les autorisations de La Mairie de La Rochelle et de La Préfecture de La Charente-Maritime ont été obtenues sans que la population ait été tenue informée.

Nous sommes de plus en plus nombreux unis contre ce projet
"abracadabrantesque" qui va à l'encontre du bons sens et de l'esthétique .
et des réfléxions attendues pour la prévention des risques dans une zone déjà classées Seveso . AZF n'aurait pas suffit à faire réfléchir nos décisionnaires ? Les "intérêts économiques" (là on
demande : lesquels) primeraient ils encore sur la vie des riverains, la bonne santé des pertuis ?