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A l’heure ou le gouvernement  a clôturé une première tranche d’appel d’offre pour l’installation du premier parc d’éoliennes en mer, CAP21 tient à réaffirmer son soutien au développement de cette source d’énergie, mais considère que l’appel d’offre a donné trop peu de place aux PME.

La nécessité de « décarboner » notre production d’énergie et de sortir en même temps progressivement du nucléaire imposent de diversifier le bouquet énergétique de la France.

L’éolien offshore et plus largement l’ensemble des  énergies marines doivent  tenir un rôle déterminant dans cette évolution.

Nous récusons les critiques récentes émises par les opposants à cette source d’énergie.

Non, l’éolien offshore n’est ni nuisible à l’environnement ni  aux activités touristiques comme l’affirment ces opposants.

Il faut bien entendu impérativement  tenir compte de certaines contraintes écologiques (couloirs de migration des oiseaux par exemple) et économiques (zones de pêche).  En outre l’impact visuel ne peut être négligé , mais nous nous apparait secondaire et négligeable à une certaine distance du littoral.

En tout état de cause ces réserves ne sauraient compromettre la création d’une véritable filière industrielle française dans ce domaine. Ne pas s’engager massivement dans cette voie serait un comble pour un pays comme la France qui  possède un domaine maritime si vaste et varié.

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Nous regrettons toutefois que l’appel d’offre français, qui a été clôturé ce 11 janvier 2012, n’ait pas été découpé en tranches plus nombreuses.

En effet, l’attribution des cinq premiers  lots pour environ 3000 MW ne concernera probablement seulement trois consortiums, alors que dans d’autres pays on aurait découpé en plus de dix lots. Nous estimons qu’il faut laisser davantage de place aux entreprises de taille moyenne, et réclamons une plus grande diversification pour les tranches suivantes déjà annoncées.

Nous souhaitons également un effort supplémentaire dans la recherche concernant l’énergie « hydrolienne »,   qui pourrait être couplée de manière intéressante avec l’éolien offshore, évitant le recours aux centrales à gaz en cas d’insuffisance de vents.

 

Informations et chiffres :

Les deux tranches d’appel d’offres cumulées  prévoient environ 1200 éoliennes pour  une production d’environ 6000 MW, soit 3,5 % de la production électrique française.

 

Les trois consortiums dans la course sont décrits dans cet article

http://www.enerzine.com/3/13284+eolien-en-mer-3-gw---les-3-consortiums-passes-a-la-loupe+.html

 

Chiffres et cartes des lieux concernés dans cet article :   http://energiesdelamer.blogspot.com/2011/07/appel-doffres-eolien-offshore-francais.html

Et celui-ci

http://www.connaissancedesenergies.org/eolien-offshore-etat-des-lieux-a-j-2-120109

 

Pour être honnête et complet, voici le site international des opposants aux éoliennes

http://epaw.org/index.php?lang=en


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Mise  à jour :   Toutes les nouvelles informations, documents, articles de presse etc concernant le permis dit « Rhône Maritime » sont maintenant regroupés dans un blog spécifique crée par CAP21 :
http://permisrhonemaritime.over-blog.com/
Ce blog se veut « plateforme »  d’information et de veille ouvert à vos contributions.

 

A CAP21 on en parle depuis des mois sans que cela inquiète outre-mesure le public ou fasse des vagues sur les rives de notre  Méditerranée....  Greenpeace avait  médiatisé la campagne sismique de la fin 2010, relayé localement par Marsactu notamment ....

maintenant c'est enfin " la Provence"  qui découvre le sujet et en fait une page entière dans son édition du 16.12.2011. Nous espérons que cela sera le début d'une mobilisation plus grande contre ces projets de forages off-shore.

Ce qui a remis probablement le sujet sur la table est la question parlementaire du député Corse Simon Renucci  concernant l'existence légale du permis, nous vous en parlions dans un article précedent.

Notre délégué régional PACA et responsable "littoral" , Achim Gertz, a fait d'ailleurs un courrier semblable au ministère (copie ci-dessous), dans le but de pouvoir saisir la CADA dans quelques semaines.

En attendant, ci-dessous l'article de la Provence (également en ligne)  et l'interview de Corinne Lepage par Hervé Vaudoit.

 

La-Provence-CL0001.JPG

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Concernant les doutes sur la légalité des opérations de recherches effectuées depuis Novembre 2010 par Melrose/nobel , ci-dessous le courrier de CAP21 demandant copie de l'arrêté au Ministère.

 

Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement

Direction Générale de l’énergie et du climat

Grande Arche

Tour Pascal A+B

92055  Paris la Défense Cédex

 

 

Concerne : validité de titre minier P 569

 

Objet : demande de copie d’Arrêté

 

Recommandé avec AR

 

 

 

                             Madame, Monsieur,

 

Je m’interroge sur la validité actuelle du permis exclusif de recherches d’hydrocarbures dit permis « Rhône Maritime » présenté sous l’appellation P 569 sur la carte des « périmètres des Titres Miniers d’hydrocarbures » mise à jour en juillet 2011.

 

En effet, ce permis a été accordé par arrêté du 29.10.2002 (JO du 19.11.2002)

et prolongé (hors délai de un an !) le 11.10.2006 (JO du 27.10.2006) jusqu’au 19.11.2010.

 

Les sociétés détentrices (actuellement Melrose et Nobel) auraient sollicité le renouvellement si j’en crois l’astérisque sur la carte des titres miniers.

Toujours est- il que je n’ai pas trouvé trace de ce renouvellement et vous demande par ce courrier de me faire parvenir une copie de l’arrêté de la deuxième  prolongation.

 

Des campagnes de recherches (sismiques) ont encore eu lieu fin 2010 et début 2011 sur le secteur  et je n’ose penser qu’elles  se seraient déroulées sans autorisation de vos services.

En attendant la communication de ce document, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de mes respectueuses salutations.

 

Achim Gertz

Responsable « littoral » de CAP21

et délégué régional PACA

 


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Mise  à jour :   Toutes les nouvelles informations, documents, articles de presse etc concernant le permis dit « Rhône Maritime » sont maintenant regroupés dans un blog spécifique crée par CAP21 :
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La question écrite au gouvernement de M Simon Renucci ci-dessous est restée sans réponse à ce jour ! Alors, ce permis n'aurait peut-être simplement pas d'existence  ?

Rappelons que ces projets de forages off-shore menacent la Méditerranée et notre littoral et CAP21 s'y oppose fermement.

Lre rapport publié par les sociétés Melrose/nobel conformémenet à la loi du 13.7.2011 et publié le 13.09.2011 était déjà terriblement laconique (deux pages !) et ne faisait pas référence à une date de prolongation du dit permis.

A suivre ....

 

 

13ème législature
Question N° : 120492 de M. Simon Renucci ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Corse-du-Sud ) Question écrite
Ministère interrogé > Écologie, développement durable, transports et logement Ministère attributaire > Écologie, développement durable, transports et logement
Rubrique > énergie et carburants Tête d'analyse > société Melrose Mediterranean limited Analyse > exploration. permis. validité
Question publiée au JO le : 25/10/2011 page : 11237

Texte de la question

M. Simon Renucci attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Permis de Rhône Maritime ». Par arrêté du 29 octobre 2002 publié au Journal officielle 19 novembre 2002, la ministre déléguée à l'industrie a accordé un permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux à la société TGS-NOPEC Geophysical Company (Uk) Ltd. Ce permis d'une superficie de 25 000 km², portant sur le sous-sol de la merMéditerranée avait une durée de trois ans à compter de sa publication. La validité de ce permis s'achevait donc le 18 novembre 2005. Or, plus d'un an après cette échéance, par un arrêté du 11 octobre 2006, le ministre délégué à l'industrie a prolongé ce permis, pour une superficie moindre, jusqu'au 19 novembre 2010 et a autorisé sa mutation à la société Melrose Mediterranean Limited. À ce jour, il semble qu'aucune autorisation de 2e prolongation n'ait été délivrée par l'État. Pourtant, la carte intitulée « périmètre des titres miniers d'hydrocarbures » de juillet 2011 publiée par le ministère du développement durable présente le permis marin «Rhône Maritime sous l'appellation P 569 de couleur vert foncé, ce qui signifie qu'il s'agit d'un permis passé en 3e période. En outre, le bulletin mensuel d'information d'octobre 2006 du bureau exploration-production des hydrocarbures mentionne aux pages 5 et 19 une activité de géophysique avec une campagne sismique du 1erdécembre 2010 au 15 février 2011 pour le permis Rhône Maritime. Au vu de ces éléments, il souhaite savoir si un second permis de prolongation a été accordé à la société Melrose Mediterranean Limited ou si les récentes activités d'exploration ont été menées illégalement car sans titre.

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Le "Conseil Economique, Social et Environnemental " (CESE) à questionné Corinne Lepage sur la sécurité des plateformes pétrolières en mer. Veuillez trouver ci-dessous les réponses apportes par elle.

La gestion des risques environnementaux à toujours été une des préoccupations majeures de CAP21. La commission au parlement Européen est en train de travailler sur ce sujet et nous jugeons ces propositions à l'heure actuelle totalement insuffisantes.

 

 

  
Sur le même sujet, veuillez trouver ci-dessous une des nombreuses interventions de Corinne Lepage au Parlement Européen, celle ci date du 7.10.2010 et parle des mesures draconiennes indispensables  avant de pouvoir autoriser des forages en mer.
 

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Érosion et montée des eaux menacent le littoral à des degrés divers selon les côtes mais  sont inévitables.

Une prise de conscience est en train de s'opérer par la "force" des choses: il faut anticiper cette évolution et "limiter la casse".

 

Derrière le terme "gestion du trait de côte" se cache une réalité toute simple qui est en train de se transformer en véritable défi pour les décennies à venir : sauver une partie du littoral et prévenir les conséquences de ce "grignotage" .

 Il y a depuis toujours deux "écoles" contradictoires : il y a ceux qui pensent qu'il faut laisser faire "la nature" et ceux qui veulent s'opposer à tout prix et systématiquement aux assault des mers et océans.

Il faut trouver évidement une positions équilibrée entre les deux : S'opposer à l'érosion et à la montée maintenant inévitable du niveau de la mer est un combat perdu d'avance. Il faut se concentrer à sauver l'essentiel, là ou des villes et activités non délocalisables sont menacées.

Les techniques pour cela existent, ( je donnerai ci-dessous quelques exemples ) mais la plupart ont un impact doublement négatif :

- sur la vie marine et sa biodiversité qui se concentre dans la frange littorale (digues artificielles ...)

-  sur les zones avoisinantes non protégées - déstabilisées par les modifications des courants par exemple.

Il faut également mettre en rapport les coûts de la protection avec les coûts de la réparation ou indemnisation des dommages causés.  A ce point de vue, la notion de "recul stratégique" fait son apparition.

 

Le rapport su060506-011.jpgr le trait de côte rédigé par le député Alain Cousin insiste sur la nécessaire définition d'une stratégie nationale qui, entre autres, anticipe une relocalisation de certaines activités et limite les implantations en zone à risque

 

Ce rapportqui préfigure une stratégie nationale de "gestion du trait de côte" est globalement positif et témoigne de la prise de conscience de nos gouvernants.

Il souligne entre autre un déficit de gouvernance et la question du financement non résolue !

La participation d'acteurs de tous les milieux, y compris associatifs, permet à ce rapport d'être particulièrement complet et de proposer des mesures courageuses. Les préconisations concernant le recul stratégique sont équilibrées - mais source de conflits futurs.

 

CAP21 est impatient de lire de ce que le ministère fera  de ces constats et propositions et interpelle Mme la Ministre afin qu'elle n'enterre pas ce rapport dans les sables mouvants de la campagne électorale future. 

 

Si le  "rapport Cousin" préfigure une future stratégie nationale, le premier ménage à faire serait d'éviter la multiplication des organismes qui s'occupent du problème.Sans préjuger de la qualité de leur travail, une meilleure organisation et coordination des acteurs parait indispensable. Je tiens à souligner la qualité des études menées par des universités, des géologues ...  mais des commissions et organismes  naissent, font du travail "en double",  végètent, disparaissent à un rythme vertigineux ! Quelle énergie gaspillée, quels financements dilapidés !

 

 

Ci-dessous une série d'exemples et de liens traitant du problème de l'érosion côtière et da sa gestion.

 

La côte aquitaine est une des plus vulnérables et menacées du littoral français. L'observatoire mis en place est exemplaire, son site internetest une mine de renseignements, ses actions en lien avec des partenaires divers (des communes jusqu'à l'ONF) sont multiples.

Il resterait à lui donner "du pouvoir". Il serait pertinent que ce soit ce genre d'organisme et à cette échelle  qui passe d'un statut de "conseil"  à celui de décisionnaire.

 

La montée du niveau des mers n'est pas la cause de l'érosion, mais simplement un facteur aggravant.

L'érosion est due aux courants, à l'action des vagues, mais aussi au ruissellement des eaux de l'intérieur. Les phénomènes météo extrêmes, marées exceptionnelles, tempêtes,  agravent l'érosion - et c'est en ceci que les bouleversement climatiques futurs auront un impact supplémentaire.

Les côtes sableuses sont davantage soumises aux phénomènes érosifs que les côtes rocheuses . Mais les côtes  du Nord de la France (notamment calcaires) sont également concernées.

Voici deux images, publiés avec l'aimable autorisation de la Lithothèque de Normandie :

 

  erosion Normandie

  La première (falaises du Bessin) montre comment la mer gagne sur le domaine continental, par éboulements successifs déblayés par la mer.

 

La seconde image montre que ce sont les eaux de ruissellement et les coulés de boues de l'intérieur de terres qui creusent des ravins.

N'oubliant que l'érosion existe aussi en Montagne !

 

Merci à Mme Françoise Gigot pour ses illustrations.

 

erosion Normandie 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'action de l'homme n'est pas sans effets  et elle contribue à aggraver l'érosion côtière. L'extraction des matériaux , même dans les fleuves , participe au déficit sédimentaire. La régression des posidonies sous l'action des pollutions déstabilise les fonds marins.  Les travaux portuaires et les ouvrages de "protection" type digues, bloquent les matériaux sédimentaires et privent le littoral d'à coté de cet apport.

 

Sonia Le Quilleuc et Céline Barreau  ont fait un remarquable travailsur les causes de l'érosion et les réponses qu'on peut y apporter.

Il y a les réponses actives ou passives, les actions lourdes ou plus douces.  Jusqu'à peu les actions lourdes et actives ont majoritairement été employées, les digues en épi, les blocs en béton, la "réparation" du littoral à coup de bulldozers et d'apport de matériaux. Ces méthodes ont montré leurs limites, voire leur nuisance. D'ailleurs la loi littoral interdit la reconstruction de ces dispositifs lorsqu'ils se sont montrés inefficaces.

Mais de nouveaux concepts voient le jour, plus doux, tentant d'intervenir sur les courants, les vents et la houle de façon à freiner l'érosion sans perturber la vie marine ou nuire aux zones voisines.

Les bionattes qui protègent les talus, les systèmes de "drainage de plage" (programme Ecoplage" expérimenté à Agay dans le Var), les traditionnelles ganivelles.La "lettre des Lagunes" passe en revue dans un N° hors série une série de mesures prises en Languedoc Rousillon.

 

Je reviendrai dans un prochain article sur l'élévation du niveau des mers du au réchauffement climatique. Elle aura évidement des conséquences graves sur le trait de côte. Je vous laisse simplement découvrir cette carte interactive, qui vous permet de passer le curseur de 1 à 40 mètres sur une carte de Google Maps et d'apprécier les conséquences ....

 

Achim Gertz,

 responsable thématique "littoral" de CAP21

 

Voici une série de liens vers des organismes et études qui se rapportent à notre thématique:

 

- le rapport Cousin telechargeable ici

- le texte (en Français) du rapport de EUROSION 

- l'étude CorineLand Cover  (européenne)

- l'observatoire du littoral 

- rapport d'étape du grenelle de la mer

- le site du BRGM

- Mer et littoral au ministère de l'écologie

-- des études concernant la Camargue par le PNR 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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.... a une site Internet que toutes les personnes intéressées par ces thématiques devraient mettre dans leurs favoris :

 http://www.mersetzonescotieres.eu/  (site en français et en anglais )

 

Ci-dessous le texte d'accueil du site, écrit par Corinne Lepage, qui est la présidente de cet intergroupe !

 

Les océans, les mers, les côtes, sont des lieux tout à fait spécifiques du territoire européen. L’Union européenne a plus de mers que de terres, ce qui l’élève au rang de territoire maritime le plus grand du monde. Les mers et les côtes constituent une formidable richesse à la fois en termes de potentiel économique et de ressources naturelles. Les régions côtières comptent ainsi pour plus de 40% du Produit Intérieur Brut européen (PIB). Mais ils se révèlent également des territoires fragiles. Les activités économiques, comme le transport maritime, sont en pleine mutation, et les écosystèmes des régions côtières sont particulièrement soumis aux conséquences de l’activité humaine. L’approche transversale est impérative dans ces domaines. C’est d’ailleurs ce qui a motivé le lancement par la Commission européenne, en 2004, d’une politique maritime intégrée, qui vise à mettre en cohérence les politiques publiques en Europe. Mais le Parlement n’a pour l’instant pas complètement pris la mesure de cet impératif. Les sujets relevant des mers et des régions côtières sont toujours examinés de manière très éclatée, entre un grand nombre de commissions parlementaires. L'intergroupe a justement été créé pour doter les députés d'une structure de travail capable d’agir de manière transversale, et transpartisane. L'intergroupe "Mers et zones côtières" vise deux objectifs principaux. D'abord nous entendons être plus influents sur les négociations en cours, en garantissant une meilleure coordination des députés. Mais notre ambition va au delà : nous souhaitons être force de propositions, grâce à une collaboration étroite avec l’ensemble des acteurs concernés, qu'il s'agisse des représentants des territoires, syndicats, forces économiques et ONGs. L'intergroupe rassemble quelques 40 députés issus de la quasi-totalité des groupes politiques du Parlement.

signature Corinne Lepage


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article extrait du blog de CAP21 de Bretagne    http://cap21-bretagne.blogspot.com/

Bon rapport du CESER Bretagne sur les marées vertes

Sur les marées vertes en Bretagne beaucoup a été dit et écrit.
Le rapport du CESER de Bretagne fait le tour de la question avec ses enjeux environnementaux, sanitaires, économiques et sociaux.
Ce rapport a le bon goût d'être complet, mais synthétique, clair sans être simpliste.

Plages couvertes par les ulves en 2009 (source CEVA, 2010)

Vasières couvertes par les ulves en 2009 (source CEVA, 2010)


Que peut-on essentiellement retenir de ce rapport :
- "Le rôle de l’azote est le seul élément nutritif contrôlant la prolifération des algues vertes en Bretagne... Puisque les conditions climatiques et les conditions du milieu naturel ne peuvent par définition être contrôlées, la réduction des flux d’azote sur les bassins versants est la seule piste aujourd’hui retenue pour lutter contre la prolifération des algues vertes".
- "75 000 tonnes d’azote sortent des bassins versants bretons chaque année, soit un flux spécifique moyen (une « fuite » d’azote) de 25 kg d’azote par ha et par an... Les références mondiales dont disposent les scientifiques sur le fonctionnement normal d’un bassin versant conduisent à penser qu’un flux spécifique sans conséquences environnementales néfastes devrait être de l’ordre de 5 kg d’azote par ha et par an, et en tout état de cause inférieur à 10 kg d’azote par ha et par an... Les modèles numériques scientifiques montrent que les marées vertes subsisteront s’il n’y a pas un abaissement très important de la concentration en nitrates, jusqu’à moins de 10 mg/L".
- Le plan de lutte contre les algues vertes contient un volet curatif et un volet préventif. "Le volet curatif est un objectif à court terme de santé publique et de préservation immédiate de la qualité biologique des milieux... Néanmoins, le volet curatif dépend complètement du volet préventif et ne peut être conduit indépendamment. Sans un abaissement très important de la teneur en nitrates dans les eaux de ruissellement, les marées vertes subsisteront et défieront les capacités de ramassage, de stockage et de valorisation mises en œuvre".
- "Le plan algues vertes concerne les seules 8 baies listées par le SDAGE Loire-Bretagne. Il faut rappeler que ce sont 109 sites recensés en Bretagne qui sont affectés par les marées vertes. Le plan est muet sur les mesures à mettre en œuvre pour les sites ne faisant pas partie des 8 baies " (le plan ne concerne donc pas les 42 vasières touchées par les marées vertes [voir carte] comme par exemple celles du Golfe du Morbihan ou de la rade de Brest).
- "Le plan préconise pour ces 8 baies une réduction des flux de nitrates de 30 à 40% au moins. Les scientifiques estiment qu’un objectif de diminution des apports azotés exprimé en pourcentage n’a pas de sens s’il n’est pas accompagné de la définition d’une concentration cible... Le Comité scientifique du plan de lutte contre les algues vertes préconise (avis du 18 juin 2010) qu’un seuil de l’ordre de 5 à 10 mg/L maximum soit atteint pendant la période végétative des algues vertes, c'est-à-dire de mars à septembre, pour qu’une réduction sensible des marées vertes soit observée".
- "Les bassins conchylicoles sont régulièrement touchés par les marées vertes à ulves et à entéromorphes, notamment les baies de Saint-Brieuc, Arguenon, la Fresnaye, la rade de Brest, la ria d’Etel et le golfe du Morbihan. Le placage des ulves sur les mollusques diminue le renouvellement de l’eau et l’apport de nourriture au cheptel, voire même étouffe les coquillages. Il augmente le poids des poches, la quantité de travail et donc le coût de l’élevage. Dans les sites les plus touchés, les conditions de travail peuvent être altérées par la présence de dépôts d’algues... L’impact sur la conchyliculture pourrait s’avérer fortement négatif dans l’avenir, notamment dans les zones de vasières".
- "La décomposition des algues accumulées en haut de plage, sans oxygène, sous la croûte superficielle, génère des liquides noirâtres et des gaz tels que le sulfure d’hydrogène, le méthane et l’ammoniac, potentiellement mortels pour les personnes et les animaux si la croûte de surface est brisée. Sur certains sites d’échouage... Sur certains dépôts pourrissants encroûtés, des mesures ponctuelles ont montré des teneurs en hydrogène sulfuré dépassant les 500 ppm, seuil au-delà duquel la mort est possible après atteinte du système nerveux central. Dans quelques zones très ponctuelles, l’INERIS a mesuré jusqu’à 1000 ppm de sulfure d’hydrogène".

 
Le rapport se termine par quelques recommandations (beaucoup d'autres figurent dans le rapport) :
‐ faire pression pour redonner au volet préventif la place qui est la sienne ;
‐ ne pas concentrer toutes les initiatives sur les 8 baies bretonnes jugées prioritaires dans le SDAGE Loire-Bretagne, 109 sites côtiers bretons étant affectés par les marées vertes et beaucoup d’autres l’étant potentiellement ;
‐ encourager et soutenir les projets de territoires permettant la concrétisation du volet préventif, y compris financièrement, en partageant les charges avec l’ensemble des acteurs concernés ;
‐ veiller à la cohérence entre territoires de projets, SAGE et bassins versants, la seule unité qui devrait s’imposer étant celle du bassin versant ;
‐ réduire drastiquement les flux d’azote de toutes origines, y compris urbaine et industrielle, sur les bassins versants, seule solution rationnelle pour lutter efficacement contre la prolifération des algues vertes ;
‐ reconstruire un réseau de barrières (talus, zones humides), adapté au parcellaire actuel, capable de ralentir les conséquences du ruissellement superficiel, en protégeant les zones humides non transformées et en restaurant, dans la mesure du possible, les zones humides asséchées ;
‐ démystifier certaines pratiques de traitement des effluents d’élevage, notamment la méthanisation dont l’intérêt énergétique est évident, mais qui peut entraîner une augmentation significative des quantités d’azote destinées à l’agriculture bretonne ;
‐ réfléchir à la possibilité de mettre en place une taxe sur les produits alimentaires agricoles pour financer les actions prévues ;
‐ aboutir finalement à une réglementation réaliste, précise, fiable et stabilisée, permettant d’éviter les dérives en matière d’utilisation excessive de fertilisants (la réglementation actuelle est très en deçà de ce qu’il faudrait pour limiter la prolifération des algues vertes ).

En conclusion, pour résoudre le problème des algues vertes, il faut :
- passer du principe pollué-payeur au principe pollueur-payeur voire grand distributeur-payeur (vu les liens entre agriculture, agro-alimentaire et grande distribution). Actuellement, les agents économiques n’ont aucun intérêt à coopérer, puisque le coût des marées vertes est entièrement supporté par les acteurs publics (Etat et collectivités), et donc les contribuables.
-inventer une agriculture écologiquement productive sans pertes d’azote.

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Les  algues vertes sont  à la Bretagne (principalement, mais pas seulement) ce que la pollution de l'air est pour les Bouches du Rhône:  un problème récurrent, dont on connaît parfaitement l'origine et les conséquences, mais contre lequel on ne peut ou ne veut agir sérieusement.
Le constat est affligeant: Tout a été dit, le problème est parfaitement cerné, mais rien (ou si peu) est fait pour inverser la tendance.
Pire, l'apparente politique de l'autruche cache en réalité les agissement de lobbys qui ont interet à ce que rien ne change.
Mais l'aggravation de la situation sur le terrain est en train de mettre les acteurs au pied du mur. Pour l'instant il faut constater que le secteur du tourisme par exemple - qui va subir de plein fouet la dégradation du littoral et de la "destination Bretagne" - n'est pas assez fort ou structuré pour imposer ses interets.
Il est absurde que c'est finalement le contribuable qui paye à tous les niveaux. Il paye pour subventionner les porcheries en difficultés, par le biais de l'Ademe par exemple; et il paye le ramassage et le "traitement" des algues. Ces sommes versés par nous tous sortent ainsi du calcul de prix de revient du kilo de porc .
Le "livre noir de l'agriculture" d'Isabelle Saporta , dont nous conseillons vivement la lecture, consacre tout un chapitre  à cette problématique
Détails sur le produitNous ne voulons pas ici écrire un n-ième article didactique sur la problématique des algues vertes, mais réunir et répertorier une partie de ce qui a été publié  à ce sujet .
Ci-dessous le résumée du problème et les solutions préconisées  par "France Nature Environnement"

CAP21 ne peut que souscrire à ces analyses  et réclame un changement en profondeur des pratiques agricoles. Il est temps de commencer par "prévenir" au lieu d'essayer péniblement de "guérir" .

Les agriculteurs ne sont pas en cause en tant que personnes ou corporation, ne leur jetons pas la pierre.  C'est l'élevage porcin qui a pris un mauvais tour "industriel" sur lequel il faudrait revenir très vite !   Par exemple il faudrait développer l'élevage du porc sur paille au lieu du caillebotis intégral sur fosse à lisier-station d'épuration ou méthanisation, de façon à repieger le carbone dans les sols qui ont été très appauvris en humus stable depuis 40 années.

Plus bas vous trouverez d'autres sources et liens, sans compter la fameuse phrase de Nicolas Sarkozy, dénonçant les "intégristes" que nous voulons bien  être dans cas . (Corinne Lepage lui a d'ailleurs répondu "franchement" sur Europe 1 .)
 "La Bretagne concentre sur 4 départements la moitié des porcs et de la volaille française. La Bretagne est également la première région française en élevage bovin laitier. Au total, la quantité d'effluents produite chaque année (lisier, fientes et fumier), dans ces 4 départements est équivalente à la pollution émise par 50 millions d'habitants. 

 

Cette concentration des élevages et des effluents se traduit par des infiltrations très importantes de nitrates sous les sols saturés par la masse de ces effluents. Les nuisances s'accumulent alors en cascades : pollution de l'air par les émissions volatiles des lisiers, pollution de la ressource en eau qui dépasse la norme de potabilité légale en de nombreux captage (et condamnation de la France pour non-conformité), et enfin prolifération des algues en bout de chaîne quand ces fertilisants arrivent à la mer.

 

 

Un fleuve intarissable

Pour la seule Baie de St Brieuc, le bassin versant draine les effluents de 1,2 millions de porcs chaque année et les flux d'azote qui parviennent sur la côte sont estimés à 9548 tonnes. A titre de comparaison, les effluents urbains résultant de l'assainissement collectif sont de l'ordre de 150 tonnes par an et ceux de l'industrie à 8 tonnes/an seulement (Comité régional algues vertes).

La responsabilité de l’élevage porcin est considérable puisqu'un porc produit 5,5 kg d’azote sous forme de lisier (1 m3/animal) et que 1,2 millions de porcs en émettent ainsi entre 6 et 7000 tonnes chaque année.

Dans ce département vallonné et fortement urbanisé, les surfaces d’épandage sont limitées ce qui induit des " excédents structurels "[1] de lisier inévitables et malgré les nombreux plans de résorption mis en place depuis 20 ans, une pollution chronique des eaux est constatée sur chaque captage et sur la côte en bout de chaîne.

 

L'objectif

 

Sans réduction du cheptel et remise en cause du modèle de l’élevage intensif, il n’y a aucune chance de voir la source d’azote et de phosphore issus des élevages industriels se tarir. En conséquence, les collectivités locales sont condamnées à ramasser tous les ans les milliers de tonnes d’algues qui s’échouent et s’échoueront sur la côte. Le plan " algues vertes " annoncé à grand renfort de communication, se contente en effet pour l’essentiel de cofinancer le ramassage pour 850 000 euros/an, en espérant trouver une solution viable pour le traitement des algues (compostage, méthanisation, incinération... ?). Or sans volet préventif, c’est-à-dire sans remise en cause de l’élevage industriel, à commencer par l’élevage porcin, ce plan revient à éponger un fleuve intarissable de lisier et d’algues vertes en décomposition sur les plages.

Nos propositions

Il est très difficile de sortir du modèle industriel breton parce qu'il implique de nombreux emplois par l’amont (importation de soja, de céréales et autres composants par les formulateurs d’aliments du bétail, équipement des infrastructures d’élevage, encadrement technique et vétérinaire....), et par l’aval (abattoirs, salaisons, distribution...). Il permet également l’emploi de nombreux actifs agricoles (salariés et agriculteurs), de sorte qu’en dépit d’un diagnostic largement partagé (le sureffectif du cheptel porcin), aucune mesure n’a cherché à limiter son accroissement permanent.

Il faudra pourtant choisir entre la qualité de l’eau, de l’air, des plages et le tourisme associé, et la production industrielle de cochons.  A court terme il faudrait miser sur une augmentation de la valeur ajoutée :

> ne plus autoriser la moindre extension du cheptel

> favoriser la reconversion vers l’élevage sur paille ou en plein air

> favoriser les alternatives de qualité (élevages biologiques, élevages fermiers, label rouge) et les circuits     courts.

> appliquer la loi (installations classées...), et vérifier sur le terrain la réalité des plans d’épandage.

A long terme, il faudra modifier en profondeur tout un complexe agro-industriel pour qu’il ne repose plus sur les importations massives de soja et sur la dégradation des ressources naturelles. Le lien au sol, qui consiste à produire sur place l’essentiel des aliments nécessaires au cheptel, met en adéquation effectif du cheptel, surfaces fourragères et surfaces d’épandages. C’est donc un passage obligé.


[1] Les " zones d’excédent structurel " (ZES) sont des cantons pour lesquels, compte tenu des animaux d'élevage présents aujourd’hui, les possibilités d’épandages pour une épuration par le sol et les cultures sont dépassées."

 

cette carte est extrait d'un excellent article dans le monde du 5 juillet 2011

  -    Le chercheur Claude Lenet fait le point sur les conséquences sanitaires dans un article publié dans Ouest France 

-     On ne trouve pas ces algues vertes uniquement dans certaines contrées de la Bretagne. Ce problème existe aussi, dans une moindre mesure, dans les Bouches du Rhône, plus précisément sur les rives de l'Etang de Berre.

Un article de la Provence à ce sujet.

-     Comme Claude Allègre pour le réchauffement climatique , il y a toujours ceux qui nient les faits, comme ce mystérieux "institut de l'environnement" qui va jusqu'à nier le lien entre nitrates et algues (et dont un détour sur son site vaut la peine!) et bien sur jusque notre chef d'état :

"Sur cette affaire d'algues vertes, il serait absurde de  désigner des coupables, de montrer du doigt les agriculteurs, qui font d'énormes progrès en la matière", avait déclaré Nicolas Sarkozy le 7 juillet à Crozon (Finistère), ajoutant qu'il y "aurait toujours des intégristes pour protester". (La réponse de Corinne Lepage sur Europe 1)

-     Acteur majeur sur ce dossier, l'association "eaux et rivières de Bretagne"  publie sur son site de nombreux dossiers techniques et les actualités  liées aux algues vertes.

-   En ce qui concerne les changements nécessaires dans les pratiques agricoles, voyez cet article datant de 2001 (déjà !). Le CEDAPA a beaucoup de pistes à ce sujet.

 

-     Le plan de lutte gouvernemental contre les algues vertes, document officiel de 2010

Achim Gertz, responsable "littoral "  de CAP21, merci à Jean- Marie Lorant pour ses conseils.



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Communiqué de CAP21

Compte-tenu du discours de Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Bretagne, et du déni du rôle joué par l’agriculture intensive dans la prolifération des algues vertes, les « intégristes écolos » de Cap21 s’interrogent sur le délai annoncé de 3 semaines pour connaître le résultat des analyses sur les sangliers retrouvés morts et qui correspond à la fin de la période estivale, repoussant ainsi toute décision à la prochaine saison, après les élections présidentielles.

Cap21 demande la plus grand transparence dans ce dossier, et que les mesures de protection de la population, locale ou touristique soient mises en œuvre rapidement.

Cap21 s’interroge également sur les risques encourus par le personnel chargé de ramasser les algues vertes.


communiqué à retrouver aussi sur le site national de CAP21 :

http://www.cap21.net/index.php


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Mais il servira également à publier les prises de position de CAP21 dans ce domaine et à faire part de nos reflexions et de notre programme.

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